add to cart | print | contact us
> Kurdish Women in Turkey

Kurdish Women in Turkey
May 15, 2003 - Diyarbakir - Turkey
Nezahat Teke and her one-and-a-half old baby. A mother of six, she lost her eldest, Nesrin, whose portrait is in the background: in 2000, nearly two years after the arrest of Ocalan, the leader of the PKK, Nesrin, 19, responsible for the Kurdish magazine for the Diyarbakir region, arrested repeatedly by the police or the army for activities within the magazine, immolated herself in protest of the conditions of the Kurdish chief’s detention. According to her mother, the young woman was then in a catastrophic psychological condition, worsening on each arrest. Like the many Kurdish mothers who lost a loved one during the dirty war, she responded by giving birth to another child, regretting that it wasn’t another daughter, whom she had already planned to name Nesrin. Her youngest son’s name is Tirej (ray of sunlight). At forty, she is the youngest of the “Mothers for Peace”. These thirty women aged between 40 and 75 have gathered to call for an end to violence, for reconciliation, for immunity for the Kurdish guerrillas as well as the ones convicted by Turkey, and for the acknowledgement of the Kurdish identity. These women grab any opportunity to have their voice be heard.


Femmes kurdes de Turquie
15 mai 2003 - Diyarbakir - Turquie.
Nezahat Teke et son bébé d'un mois et demi. Mère de 6 enfants, elle a perdu son aînée, Nesrin, dont le portrait est à l'arrière-plan : en 2000, presque deux ans après l'arrestation de OÁalan, le leader du PKK, Nesrin, 19 ans, alors responsable du magazine kurde pour la région de Diyarbakir, arrêtée par la police ou l'armée à de maintes reprises pour ses activités au sein de la rédaction du magazine, s'est immolèe pour protester contre les conditions de détention du chef kurde. Selon sa mère, la jeune femme était alors dans un état psychologique catastrophique qui empirait à chaque interpellation.
Comme beaucoup de mères kurdes ayant vécu la perte d'un proche dans la sale guerre, elle a répondu en mettant au monde un nouvel enfant, regrettant qu'in ne s'agisse pas d'une fille, qu'elle avait déjà prévu de nommer Nesrin. Le prénom de son dernier fils est Tirej (rayon de soleil).
A quarante ans, elle est la cadette des "mères pour la paix". Cette trentaine de femmes kurdes, âgées de 40 à 75 ans, se sont réunies au sein de ce collectif pour appeler à l'arrêt des violences, à la réconciliation, l'immunité pour les guerilleros kurdes comme pour les coupables des exactions turques, et la reconnaissance de l'identité kurde. Ces femmes profitent de la moindre occasion pour faire entendre leur voix.

Pierre-Yves Ginet / Taïga  
340_50092_11
image reference : 340_50092_11.JPG    << previous .11 of 34. next >>