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Kurdish Women in Turkey
May 11, 2003 - Diyarbakir - Turkey
A woman in the Benusen quarter inside the ramparts of the old city, where most of the displaced live. This 25-year-old woman already has 5 children aged from one to nine. Her situation illustrates the precarious situation in which many Kurdish women live, and their political and maternal will in spite of it. Most residents of this area come from the 4,000 villages destroyed by the Turkish army during the “dirty war”. (1984-1999). Diyarbakir’s population has boomed in only a few years going from 500,000 souls to over 2 million. This amazing growth causes many sanitary problems. Many families, often comprising five to ten people, live off a monthly wage of less than 120 euros per month. The major problems are the lack of balanced food, drinking water, and the psychological disorders that originate from the drama of the “dirty war”, especially among children. Women often have to face these scourges alone to manage the family’s survival, many men being dead or in prison. Note that official Turkish sources claim that only 54,000 people were displaced to the cities after the army’s abuses. As for the exceptional birthrate, over 3.6 children per woman, against 2.9 for all of Turkey. Although the lack of information remains a major cause for this birth rate, in a society that has stayed very traditional, for many Kurdish women, having children has become a conscious political act. They use and abuse this demographic weapon in spite o difficult living conditions.


Femmes kurdes de Turquie
11mai 2003 - Diyarbakir - Turquie.
Femme dans le quartier de Benusen, à l'intérieur des remparts de la vieille ville, où vivent une majorité de déplacés. Cette femme de 25 ans a déjà cinq enfants âgés de neuf à un an. Sa situation illustre bien la précarité dans laquelle vivent de nombreuses femmes kurdes et malgré cela, leur volonté politique de maternité.
La majorité des résidents de ce quartier sont originaires des 4000 villages détruits par l'armée turque pendant la "sale guerre" (1984-1999). Ils font partie des 4 millions de Kurdes qui résidaient dans les 4000 villages détruits par l'armée turque. La population de Diyarbakir a explosé en quelques années seulement, passant de 500 000 &Mac226;mes à plus de 2 millions. Cette croissance démesurée pose encore de graves problèmes sanitaires. De nombreuses familles, comptant souvent de cinq à dix personnes vivent sur un salaire mensuel inférieur à 120 euros par mois. Les problèmes majeurs sont le manque de nourriture équilibrée, les carrences en eau potable et les perturbations psychologiques nées des drames vécus pendant la "sale guerre", en particulier chez les enfants. Face à ces fléaux, les femmes sont souvent seules à devoir gérer la survie de la famille, de nombreux hommes étant morts ou emprisonnés. Notons que selon les souces officielles turques, seules 54 000 personnes ont été deplacées vers les villes suite aux exactions commises par l'armée.
Quant à la natalité exceptionnelle de la société kurde : plus de 3.6 enfants par femme contre 2.9 pour l'ensemble de la Turquie. Si le manque d'informations demeurent une cause majeure de cette natalité, dans une société restée très traditionnelle, pour de nombreuses femmes kurdes, faire des enfants est devenu un acte politique conscient. Elles usent et abusent de l'arme démographique, malgrè des conditions de vie difficiles.

Pierre-Yves Ginet / Taïga  
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