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Kurdish Women in Turkey
Kurdish Women in Turkey May 17, 2003 - Istanbul - Turkey The " Saturday mothers " preparing for the protest of Saturday, May 17, in the Istanbul premises of Insan Haklari Dernegi (IHD, Turkish Association for Human Rights). Protesting the " disappearance " of over 2,000 people during the " dirty war " (1984-1999), mostly Kurds (source IHD), women, mothers and daughters joined in public every week between 1995 and 1998 in a peaceful protest to remind of these victims of the Turkish State. The enormous international fervor generated by the " Saturday mothers " and the bringing forward of this delicate subject for the Turkish State has quickly upset the authorities. In 1998, the 2-300 people present every week, including old women, were regularly harassed, even beaten and arrested by the police. In late 1998, confronted by police violence, the Saturday Mothers decided to end their movement to no longer endanger the protestors. At the time, thanks largely to their actions, the disappearances had reduced and the truth was brought out in many cases. However, claiming that justice must convict the truly guilty, the Saturday Mothers decided to punctually resume their action on May 17, 2003, close to the anniversary of their first protest on May 14, 1995. On the left is Masid Oak, sister of Hasan Oak, a political activist who disappeared in 1995 and whose body was found 45 days after his kidnapping by the police. Immediately after his disappearance, his family was the first to publicly request accounts from the Turkish State and pursue its action, at the head of the Saturday Mothers.
Femmes kurdes de Turquie 17 mai 2003 - Istanbul - Turquie. Les "mères du samedi" pendant les préparatifs en vue de la manifestation du samedi 17 mai, dans les locaux istanbuliotes de l'Insan Haklari Dernegi (IHD, Association turque pour la défense des droits humains). Protestant contre la "disparition" de plus de 2000 personnes, pendant la "sale guerre" (1984-1999) presque exclusivement des kurdes (source IHD), des femmes, mères et soeurs se sont réunies publiquement toutes les semaines, de 1995 à 1998, et ont manifesté pacifiquement pour que l'on n'oublie pas ces victimes de l'Etat turque. L'énorme engouement international généré par les "mères du samedi" et la mise en avant de ce sujet délicat pour l'Etat turque a rapidemment dérangé les autorités. En 1998, les 200 à 300 personnes présentes chaque semaine, parmi lesquelles des femmes âgées,éÈtaient systématiquement harcelées, voire battues et arrêtées par la police. Fin 1998, confrontées à la violence des interpellations, les "mères du samedi" ont décidé de mettre fin à leur mouvement pour ne pas mettre en danger les manifestantes. A cette époque, grâce notamment à leur action, les disparitions étaient beaucoup moins nombreuses et la vérité avait été faite sur de nombreux cas. Néanmoins, réclamant que la justice passe enfin pour les véritables coupables, les "mères du samedi" ont décidé de renouveler ponctuellement leur action le 17 mai 2003, date proche de l'anniversaire de leur première manifestation, le 14 mai 1995. On reconnaît ici à gauche Masid OÁak, soeur de Hasan OÁak, militant politique disparu en 1995 dont le corps fut retrouvé 45 jours après son enlèvement par la police. Immédiatement après cette disparition, sa famille fut la première à publiquement réclamer des comptes à l'Etat turque et à poursuivre son action, en tête des "mères du samedi".
Pierre-Yves Ginet / Taïga
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