>
Kurdish Women in Turkey
Kurdish Women in Turkey May 11, 2003 - Diyarbakir - Turkey A displaced family in the Benusen area inside the ramparts of the old city, where most of the displaced live. This family has lived in this slum since 1994, the year they arrived in the Kurdish capital after the Turkish army destroyed their village. Electricity was only installed two years ago. This quarter is one of the most affected of the Kurdish capital because it is inhabited mostly by families displaced during the dirty war (1984-1999). They are part of the 4 million Kurds who lived in the 4,000 villages destroyed by the Turkish army. Diyarbakirs population has boomed in only a few years going from 500,000 souls to over 2 million. This amazing growth causes many sanitary problems. Many families, often comprising five to ten people, live off a monthly wage of less than 120 euros per month. The major problems are the lack of balanced food, drinking water, and the psychological disorders that originate from the drama of the dirty war, especially among children. Women often have to face these scourges alone to manage the familys survival, many men being dead or in prison. Note that official Turkish sources claim that only 54,000 people were displaced to the cities after the armys abuses.
Femmes kurdes de Turquie 11mai 2003 - Diyarbakir - Turquie. Famille déplacée dans le quartier de Benusen, à l'intérieur des remparts de la vieille ville, où vivent une majorité de déplacés. Cette famille vit dans ce taudis depuis 1994, année de leur arrivée dans la capitale kurde, après la destruction de leur village par l'armée turque. L'électricité n'a été installée que depuis deux ans. Ce quartier est l'un des plus touchés de la capitale kurde puisqu'elle est trés majoritairement peuplée de familles déplacées pendant la "sale guerre" (1984-1999). Elles font partie des 4 millions de Kurdes qui résidaient dans les 4000 villages détruits par l'armée turque. La population de Diyarbakir a explosé en quelques années seulement, passant de 500 000 âmes à plus de 2 millions. Cette croissance démesurée pose encore de graves problèmes sanitaires. De nombreuses familles, comptant souvent de cinq à dix personnes vivent sur un salaire mensuel inférieur à 120 euros par mois. Les problèmes majeurs sont le manque de nourriture équilibrée, les carrences en eau potable et les perturbations psychologiques nées des drames vécus pendant la "sale guerre", en particulier chez les enfants. Face à ces fléaux, les femmes sont souvent seules à devoir gérer la survie de la famille, de nombreux hommes étant morts ou emprisonnés. Notons que selon les souces officielles turques, seules 54 000 personnes ont été deplacées vers les villes suite aux exactions commises par l'armée.
Pierre-Yves Ginet / Taïga
|
|
|