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Kurdish Women in Turkey
Kurdish Women in Turkey May 8, 2003 - Istanbul - Turkey A young woman in front of her house in the Ayazma ghetto, near the Olympic stadium. She lives here with her mother and family for nearly 15 years. Their house has been destroyed twice and is suffering from a third by the armed forces. The family cannot afford to attain the necessary formalities and permits are systematically denied. The father being deceased, the mother and this young woman, her eldest daughter, insure the familys survival. This ghetto is one of the most famous ones of the Turkish economic capital. Nearly 1,000 families live there, 95% Kurdish, moved to there during the dirty war (1984-1999), along with 4 million Kurds who lived in the 4,000 villages that were destroyed by the Turkish army. Like all the inhabitants of the area, her family lives on a monthly wage of less than 120 euros per month. In spite of the risks, they admit that if they had enough money, they would return immediately to their destroyed village.
Femmes kurdes de Turquie 8 mai 2003 - Istanbul - Turquie. Jeune femme à l'entrée de sa maison du ghetto d'Ayazma, situé près du stade olympique. Elle vit ici avec sa mère et sa famille depuis près de 15 ans. Leur maison a été détruite deux fois et est actuellement sous le coup d'une troisième destruction par les forces de l'ordre. La famille n'a pas les moyens d'accomplir les formalités nécessaires et les permis leur sont systématiquement refusés. Le père étant décédé, la mère et cette jeune femme, sa fille aînée, assurent la survie de la famille. Ce ghetto est l'un des plus célèbres de la capitale économique turque. Y vivent près de 1000 familles, 95% de Kurdes, déplacées pendant la "sale guerre" (1984-1999), comme 4 millions de kurdes qui résidaient dans les 4000 villages détruits par l'armée turque. Comme tous les habitants du quartier, sa famille vit sur un salaire mensuel inférieur à 120 euros par mois. Malgré les risques encourus, elles avouent que si elles avaient assez d'argent, elles retourneraient immédiatement dans leur village détruit.
Pierre-Yves Ginet / Taïga
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