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Kurdish Women in Turkey
May 10, 2003 - Diyarbakir - Turkey
At the end of a press conference organized by Tuhad-der, an association of solidarity with political prisoners, an activist seeks out the heads officers to offer them a rose. When the family and friends of the prisoners left the building to read their statement in public, as authorized by the law, over a hundred crowd-control policemen, armed and armored, blocked their passage. After intense bargaining, the head of the group was only allowed to read the document on the steps of the building, the 200 activists that accompanied stayed blocked in the building’s corriors. The families protested against the conditions of the prisoners’ detention, especially their relative isolation, the short authorized visits, the guards’ racketeering, and the ban of speaking Kurdish in the visiting room. Over half of the members of this association are women. The office consists of 9 women and 6 men, a proportion that illustrates the massive commitment of Kurdish women to the civil resistance against the Turkish authorities.
A few minutes after this press conference, the association’s headquarters was investigated by the police, who took pictures of many files and copied the hard drives, taking advantage of the current exceptional antiterrorist measures. Th PKK has been listed as a terrorist organization by the United States.


Femmes kurdes de Turquie
10 mai 2003 - Diyarbakir - Turquie.
A la fin d'une conférence de presse organisée par Tuhad-der, association de solidarité avec les prisonniers politiques, une militante cherche les responsables des forces de l'ordre pour leur offrir une rose. Lorsque les familles et proches de prisonniers sont sortis du bâtiment pour lire leur communiqué sur la voie publique, comme la loi les en autorise, plus d'une centaine de policiers anti-émeute, casqués et armés, leur barraient le passage. Après d'intenses tractations, le responsable du groupe ne fut autorisé à lire son document que sur les marches de l'immeuble, les 200 militants qui l'accompagnaient restant bloqués dans les couloirs du bâtiment.
Les familles protestaient contre les conditions de détention des prisonniers et notamment leur isolement relatif, la brieveté des visites autorisées, le racket des gardiens, et l'interdiction de parler kurde au parloir.
Plus de la moitié des membres de cette association sont des femmes. Le bureau est composé de 9 femmes et 6 hommes, proportion illustrant bien l'engagement massif des femmes kurdes dans la résistance civile menée face aux autorités turques.
Quelques minutes après cette conférence de presse, le siège de l'association fut investi par la police, qui prit des photographies de nombreux dossiers et copia les disques durs, profitant des mesures d'exception en vigueur dans le cadre des mesures antiterroristes. Le PKK a été placé sur la liste des organisations terroristes par les USA.

Pierre-Yves Ginet / Taïga  
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